Est-il possible d’être « trop girly » pour être chercheuse ?
Attention, spoiler : bien sûr que non ! Un exemple concret : Emmanuelle Pouydebat, directrice de recherche en biologie évolutive au CNRS et au Muséum national d’histoire naturelle (MECADEV).
SciGi présente son coup de cœur du mois, la BD autobiographique Coppens, Lucy, moi et les autres, dessinée par Gilles Macagno et publiée chez HumenSciences, dans laquelle on découvre le parcours d’Emmanuelle Pouydebat.

Dans un paysage scientifique souvent dominé par les hommes, des figures comme Emmanuelle Pouydebat apparaissent comme des porte-bonheur, ouvrant la voie aux futures générations de scientifiques, notamment aux jeunes filles qui aspirent à explorer les mystères de l’univers. Son histoire, racontée dans la bande dessinée autobiographique « Coppens, Lucy, moi et les autres », témoigne avec force de la persévérance, de la passion et de la détermination nécessaires pour surmonter les obstacles liés au genre et poursuivre une carrière scientifique épanouissante.
Dès son plus jeune âge, Emmanuelle Pouydebat a été fascinée par l’évolution humaine et les découvertes archéologiques qui nous éclairent sur notre passé lointain. Sa passion pour l’anthropologie et la paléoanthropologie l’a guidée tout au long de son parcours universitaire et professionnel, malgré les obstacles culturels et institutionnels auxquels elle a dû faire face en tant que femme dans un domaine à prédominance masculine. La bande dessinée révèle ces défis avec émotion, offrant un aperçu des combats personnels et professionnels qu’elle a menés pour se faire connaître dans son domaine.
Ses contributions révolutionnaires ont élargi notre compréhension de l’évolution !

Les travaux de recherche d’Emmanuelle Pouydebat, axés sur la préhension animale et la biomécanique, sont également mis en avant dans la bande dessinée. Ses contributions révolutionnaires dans ces domaines ont élargi notre compréhension de l’évolution et ouvert de nouvelles perspectives de recherche aux scientifiques du monde entier. Au fil des pages de « Coppens, Lucy, moi et les autres », les lecteurs découvrent non seulement les découvertes scientifiques de Pouydebat, mais aussi comment elle a évolué dans un environnement professionnel souvent hostile aux femmes.
Le graphisme simple et agréable de Gilles Macagno ne nuit en rien à la persévérance du scientifique
La scientifique a démontré tout au long de son parcours qu’elle vivait de sa passion. Être une fille ne l’a d’ailleurs pas aidée à devenir paléoanthropologue dans les années 90. Ce roman graphique autobiographique est un incontournable, non seulement pour le parcours inspirant qu’il met en lumière, mais aussi pour les recherches de la scientifique, expliquées en toute simplicité.
L’histoire souligne également l’importance de la représentation dans les sciences. Emmanuelle Pouydebat devient une figure emblématique pour les jeunes filles aspirant à une carrière scientifique, démontrant qu’elles peuvent réussir et s’épanouir dans des domaines traditionnellement considérés comme masculins. Son histoire offre un puissant contre-exemple aux stéréotypes de genre qui ont longtemps entravé les aspirations des femmes dans les sciences.

Au-delà de sa propre carrière, Emmanuelle Pouydebat incarne un symbole d’espoir et de progrès vers une plus grande égalité des sexes en sciences. Malgré les défis auxquels elle a été confrontée en raison de son genre, elle a persévéré dans sa passion pour la science et a ouvert la voie à une génération de chercheurs plus diversifiée et inclusive. Son histoire nous rappelle que la science appartient à tous, quel que soit leur genre, et que chaque voix et chaque perspective contribuent à enrichir notre compréhension du monde qui nous entoure.
En conclusion, « Coppens, Lucy, Moi et les Autres » offre bien plus qu’une simple biographie. C’est un témoignage inspirant de la capacité humaine à surmonter les obstacles et à réaliser ses rêves, même dans les conditions les plus difficiles. Emmanuelle Pouydebat nous montre qu’avec détermination, passion et courage, rien n’est impossible et que chacun peut contribuer à façonner un avenir scientifique plus inclusif et plus équitable pour tous.
Écrit par Alexandrine R.