Coup de cœur : le podcast scientifique “Biocénose”

Résumé

Plongez au cœur de la recherche scientifique avec “Biocénose”, le podcast scientifique qui rend l’écologie comportementale et la protection des pollinisateurs accessibles à tous.

En seulement 10 minutes par épisode, Elise Verrier, enseignante-chercheuse primée, partage sa passion pour le vivant et nous invite à découvrir les merveilles de la biodiversité.

Un format dynamique, clair et inspirant, pour comprendre les enjeux de la recherche et agir pour la planète.

Fascinée par le vivant, Elise Verrier est enseignante-chercheuse en agronomie et écologie comportementale (étude des comportements qu’un animal adopte pour maximiser ses chances de survie et de reproduction dans un environnement donné) à UniLaSalle.

À seulement 32 ans, cette passionnée a déjà lauréate de plusieurs concours scientifiques et a à cœur de partager sa passion pour la recherche avec le plus grand nombre. Son outil ? Le podcast scientifique “Biocénose”, une invitation à découvrir les merveilles de l’écologie et la protection des pollinisateurs, en seulement 10 minutes par épisode.

Inspirations et récompenses : le parcours d’une chercheuse engagée

Dès le collège, Elise se passionne pour les cours de SVT. Elle devient ensuite doctorante en biologie à l’université de Paris Saclay, elle soutient en 2021 sa thèse sur le comportement de butinage des pollinisateurs. Après l’obtention de plusieurs prix, elle développe aujourd’hui un projet qui vise à utiliser le pouvoir de l’écologie comportementale pour atténuer le déclin des pollinisateurs et œuvrer pour la durabilité de nos systèmes agricoles.

Tout au long de son parcours, Elise a eu comme modèles de nombreuses figures féminines. Encadrée par deux chercheuses lors de son année de césure en Angleterre, elle est aussi influencée par Rachelle Carson, une biologiste marine et militante écologiste américaine qui, en 1962, dénonce les risques des pesticides.

Ses diverses expériences lui donneront l’élan de partager les avancées du monde de la recherche en écologie sous forme de podcasts.

Quelques dates clefs :

  • 2021 : Soutenance de sa thèse en écologie théorique sur le comportement de butinage des pollinisateurs (principalement des bourdons)


  • 2022 : Lancement du “Journal de tata doc,”, son 1er podcast dans lequel elle interview de jeunes chercheurs.euses.


  • 2022 : Intégration au projet “BeeConnected” (qui porte sur la mortalité des abeilles mellifères en hiver).


  • 2023 : Le “Journal de tata doc” gagne le prix “Conter et rencontrer les sciences”, un concours qui récompense les meilleurs contenus de vulgarisation scientifique publiés par des doctorant.e.s et jeunes chercheurs.euses des universités membres de l’AUF Europe Occidentale (Agence Universitaire de Francophonie).


  • 2023 : Obtention du Prix jeune talent France de la Fondation L’oréal Unesco pour les femmes et la science.


  • 2024 : Prise de son poste d’enseignante chercheuse en agronomie à UniLaSalle.

  • 2025 : Le “Journal de tata doc” devient “Biocénose”.


Le Prix Jeunes Talents L’Oréal-Unesco Pour les Femmes et la Science est créé en 2007.

Ce programme s’engage à soutenir l’implication de jeunes femmes dans la recherche scientifique. Ce programme identifie et récompense des jeunes chercheuses brillantes dans les sciences de la vie et de l’environnement, sciences de la matière, mathématiques, informatique et sciences de l’information, sciences de l’ingénieur et technologiques.

Quelle belle mise en abyme de notre association SciGi n’est-ce pas ?

Alice VERRIER et ses ruches
Source : France 3 Régions

Inspirations et récompenses : le parcours d’une chercheuse engagée

Dès le collège, Elise se passionne pour les cours de SVT. Elle devient ensuite doctorante en biologie à l’université de Paris Saclay, elle soutient en 2021 sa thèse sur le comportement de butinage des pollinisateurs. Après l’obtention de plusieurs prix, elle développe aujourd’hui un projet qui vise à utiliser le pouvoir de l’écologie comportementale pour atténuer le déclin des pollinisateurs et œuvrer pour la durabilité de nos systèmes agricoles.

Tout au long de son parcours, Elise a eu comme modèles de nombreuses figures féminines. Encadrée par deux chercheuses lors de son année de césure en Angleterre, elle est aussi influencée par Rachelle Carson, une biologiste marine et militante écologiste américaine qui, en 1962, dénonce les risques des pesticides.

Ses diverses expériences lui donneront l’élan de partager les avancées du monde de la recherche en écologie sous forme de podcasts.

Dates clés de son engagement

En 2022, Elise lance son premier podcast, “Le Journal de tata doc”, où elle interviewe de jeunes chercheurs. La même année, elle rejoint le projet “BeeConnected”, dédié à l’étude de la mortalité des abeilles mellifères en hiver.

En 2023, son podcast remporte le prix “Conter et rencontrer les sciences”,, un concours qui récompense les meilleurs contenus de vulgarisation scientifique publiés par des doctorant.e.s et jeunes chercheurs.euses des universités membres de l’AUF Europe Occidentale (Agence Universitaire de Francophonie).

En outre, elle reçoit le Prix jeune talent France de la Fondation L’Oréal-Unesco pour les femmes et la science. En 2024, elle devient enseignante-chercheuse à UniLaSalle, et en 2025, “Le Journal de tata doc” évolue pour devenir “Biocénose”.

Quelle belle mise en abyme de notre association SciGi n’est-ce pas ?

Alice VERRIER et ses ruches
Source : France 3 Régions

Pourquoi tant d’intérêt pour les pollinisateurs ?

Investie dans les questions climatiques et environnementales, Elise a voulu comprendre les raisons du déclin des abeilles en hiver pour lutter contre ce sujet qui nous concerne tous.tes.

En travaillant en collaboration avec des apiculteurs et apicultrices, elle a pu évaluer les déplacements des insectes dans la ruche, analyser leurs interactions et observer comment elles consomment leurs ressources…

Globalement, en hiver les abeilles se regroupent et forment une grappe pour se thermoréguler. La température moyenne autour de la grappe est de 11 degrés et d’une vingtaine de degrés à l’intérieur de la grappe, et ce, même si les températures sont négatives à l’extérieur de la ruche. Le risque pour les apiculteurs.rices en hiver est de faire entrer du froid en ouvrant les ruches, de perturber cette thermorégulation et de faire mourir les abeilles. Ils ne les réouvrent qu’ au printemps et constatent une forte mortalité. Ces dernières décennies, il y a 25 à 50% de mortalité, ce qui est bien plus qu’il y a une centaine d’années.

Le programme “Beeconnected” qu’Elise a intégré en 2022 permet d’analyser l’intérieur des ruches sans les ouvrir grâce à des capteurs et de travailler sur les indicateurs d’alerte précoce de l’effondrement des colonies d’abeilles.

Dans une interview, la chercheuse rappelle que 35% du volume de production alimentaire mondiale dépend de la pollinisation.

Polinisateurs
Source : CNRS

“Biocénose” : un podcast scientifique pour tous

Le titre “BIOCÉNOSE” signifie l’ensemble des êtres vivants qui peuplent un écosystème donné. Elle se compose de trois groupes écologiques fondamentaux d’organismes : les producteurs (végétaux), les consommateurs (animaux), et les décomposeurs (bactéries, champignons, etc.).         

À travers ce podcast scientifique, Elise aborde des sujets variés, comme l’intelligence des bourdons, les espèces exotiques envahissantes ou la quasi-disparition des hérissons.

Les volontés d’Elise derrière ce podcast : rendre la recherche plus accessible, être le trait d’union entre les auditeurs.ices et l’écologie scientifiques,créer un espace de parole pour jeunes chercheurs.euses,  contrer notre éco-anxiété.

Polinisateurs
Source : CNRS

Un épisode marquant : “Pollinisateurs inattendus : le loup d’Éthiopie butine-t-il nos fleurs ?”

Dans cet épisode, on apprend que ce canidé vivant en meute est en danger d’extinction. C’est un chasseur de rongeurs mais aux airs de pollinisateur. En effet, un groupe de 6 loups a été suivi pendant 4 jours. Ils ont aussi été observés en train de goûter le nectar de fleurs, les Kniphofia foliosa.

Pour appartenir officiellement au groupe des pollinisateurs, il y a 4 critères à respecter :

●     Visiter les fleurs régulièrement sans causer de dégâts

●     Transporter du pollen

●     Déposer le pollen sur d’autres fleurs (ce point est difficilement évaluable pour les loups)

●     Entraîner une production de graines ou de fruits

De nouvelles études seraient essentielles pour confirmer le rôle de vecteur de pollen du loup d’Ethiopie et faire évoluer notre vision.

Nous apprenons aussi qu’il y a 1500 espèces de vertébrés pollinisatrices, des oiseaux, des mammifères, des primates, des marsupiaux.

Elise pose ensuite la question de pollinisations sous-marines.  Des analyses ont été effectuées en laboratoire, et montrent que de minuscules crustacés visitent l’herbe à tortue d’un récif mexicain et en propagent le pollen.

Polinisateurs
Source : CNRS

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